BM 174-3 2016

Des documents des archives de Florence révèlent que Ferdinand Ier de Toscane offrit à Henri IV, de 1597 à 1600, toutes sortes d’ornements destinés à ses jardins du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye tout en mettant à sa disposition son fontainier Tommaso Francini : des plants d’agrumes et des semences ou bulbes de fleurs rares, tous les matériaux nécessaires (concrétions, coquillages et pierres de couleur) pour le décor des grottes, un automate, et différentes sculptures antiques ou modernes parmi lesquelles six statues de bronze de Jean Bologne. Trois d’entre elles semblent avoir survécu. Le Mercure doit être celui du Louvre, que l’analyse formelle désigne comme une interprétation du fameux modèle du Maître par son collaborateur Hans Reichle. Le Triton est probablement celui du Metropolitan Museum de New York, produit par Jean Bologne à partir du modèle d’une version initialement créée pour Emilio de’ Cavalieri. Une Vénus encore inédite, redécouverte en France, pourrait avoir la même origine. Elle est une autre version d’un modèle connu par une statue de marbre de Jean Bologne conservée au Musée Getty de Los Angeles, mais elle en diffère trop pour qu’elle puisse résulter d’un surmoulage et elle présente tous les traits d’une œuvre autographe. Datée de 1597, elle est signée d’un fondeur allemand qui a été actif à Stockholm mais qui devait à cette date se trouver à Florence, car c’est là seulement que le sculpteur a pu lui en confier le modèle. Deux différentes analyses de laboratoire ont confirmé sa datation. La commande destinée au roi de France montre que l’artiste, débordé de travaux en ses dernières années, devait recourir aux modèles de statues plus anciennes pour en donner de nouvelles versions mais dans la plupart des cas procédait lui-même à leur élaboration. La fin de sa carrière s’en trouve éclairée d’un nouveau jour, et c’est finalement son art tout entier qui fait l’objet d’une réflexion nouvelle. Les cinquante-quatre documents inédits publiés par Blanca Truyols constituent un apport essentiel à la connaissance des travaux d’Henri IV à Saint-Germain et à celle de ses rapports avec la cour de Toscane, ils resteront comme une source capitale pour tous les historiens de cette période. La Vénus de 1597, chef-d’œuvre de bronze, est la plus importante addition jamais faite à l’œuvre de Jean Bologne et devra figurer désormais dans toute histoire de la sculpture italienne de la Renaissance.

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Bulletin monumental 174-3 : Sommaire

Avant-propos, par Bertrand Jestaz

Articles

- Les présents de Ferdinand Ier de Médicis à Henri IV pour ses jardins de Saint-Germain-en-Laye, par Blanca Truyols

- Les bronzes envoyés de Florence à Saint-Germain-en-Laye, la Vénus de 1597 et les dernières œuvres de Jean Bologne, par Alexander Rudigier

- Le non finito dans la sculpture florentine et la notion de disegno. Note complémentaire, par Alexander Rudigier

Actualité

Eure-et-Loir. Chartres. évolution de deux maisons à pans de bois, 35 rue Chantault, 1-3 rue de la Brèche (Juliette Astruc)

Indre-et-Loire. Tours. Sauvetage urgent d’une maison canoniale 12, rue Descartes ; les apports de l’archéologie du bâti (Franck Tournadre et Julien Noblet)

Tarn-et-Garonne. Bruniquel. Peintures murales médiévales inédites dans une maison place de l’Horloge (Virginie Czerniak)

Chronique

Fouilles archéologiques. Paris, nouvelle découverte d’un fragment de la première enceinte (Denis Hayot)

Techniques du bâti. Châssis de vitraux en bois du XIe siècle (Éliane Vergnolle)

Métrologie. Italie. Comment les erreurs de conversion de mesures se propagent-elles ? (Robert Carvais)

Architecture Renaissance. Archéologie d’une polémique : l’attribution à Philibert De l’Orme de l’hôtel de Pisseleu par Guy-Michel Leproux (Jacques Moulin)

Sculpture, décor et enluminure. Une tête sculptée en provenance des Saint-Pierre de Mozac au musée Mandet de Riom ? (Laurence Cabrero-Ravel). — Plafonds peints à l’abbaye de Lagrasse (Aude) [Jean-Bernard de Vaivre]. — Peintures murales retrouvées dans les cathédrales de Nevers et d’Orléans (Jacques Moulin)

Architecture XIXe siècle. L’ornementation architecturale à Paris au XIXe siècle (Françoise Hamon). — Un nouvel éclairage sur l’œuvre pénitentiaire de Nicolas Harou-Romain (Caroline Soppelsa)

Restaurations et muséographie. XIXe-XXe siècle. La cathédrale Sainte-Marie d’Oloron et ses restaurations (Pyrénées-atlantiques) [Iliana Kasarska]. — Évolution muséale et histoire du goût (Fanny Fouché)

Signalement : Revues en lignes et nouvelles revues en ligne

Bibliographie

Art gothique. Jacques Dubois, Jean-Marie Guillouët, Benoît Van den Bossche (dir.), Les transferts artistiques dans l’Europe gothique. Repenser la circulation des artistes, des œuvres, des thèmes et des savoir-faire (XIIe-XVIe siècle) [Philippe Araguas].

Architecture religieuse. Arnaud Timbert (dir.), Construire et restaurer la cathédrale de Chartres, XIe-XXIe s. (Philippe Plagnieux). — 2012-2015. La basilique Saint-Denis. Restauration de la façade occidentale (Jean Mesqui)

Châteaux. Hervé Mouillebouche (dir.), Châteaux et Atlas. Inventaire, cartographie, iconographie, XIIe-XVIIe siècle (Denis Hayot). — Danier Burger, Thomas Biller, Timm Radt, Montfort und der frühe Burgenbau des Deutschen Ordens (Jean Mesqui). — Richard Oram (éd.), Tower Studies I & 2. A House That Thieves Might Knock At’ (Jean Mesqui). — Gilles Séraphin, Donjons et châteaux du Moyen Âge dans le Lot (Denis Hayot). — Fabrice Cayot (dir.), Noyers, « le plus bel chastel du royaume », I. étude archéologique et historique (Denis Hayot). — Monique Chatenet et Krista De Jonge (éd.), Le prince, la princesse et leurs logis. Manières d’habiter dans l’élite aristocratique européenne (Julien Noblet)

Architecture urbaine et rurale. Bénédicte Renaud-Morand, Les villes en Auvergne. Fragments choisis (Pierre GarrigouGrandchamp). — Catherine Toscer et Jean-Jacques Rioult, (dir.), Architecture rurale en Bretagne. 50 ans d’inventaire du patrimoine (Françoise Hamon)

Résumés analytiques

Les présents de Ferdinand Ier de Médicis à Henri IV pour ses jardins de Saint-Germain-en-Laye, par Blanca Truyols

Des documents découverts à l’Archivio di Stato de Florence révèlent l’envoi en France de six grands bronzes de Jean Bologne, figures de jardin ou de grotte, offerts par le grand-duc de Toscane Ferdinand Ier à Henri IV et expédiés en trois cargaisons séparées, à raison de deux dans chaque, entre 1598 et 1600. Ce cadeau extraordinaire faisait partie d’un vaste présent diplomatique qui incluait tous les éléments d’un jardin maniériste, à savoir d’autres sculptures (contemporaines et antiques), un automate hydraulique, toutes sortes de matériaux propres à décorer des grottes (cristaux, pierres rares, coquillages, nacre), et aussi des plants d’agrumes et des semences ou bulbes de fleurs rares. Le grand-duc y joignit l’envoi de Tommaso Francini, son ingénieur hydraulicien, auteur des merveilles de Pratolino, qui put les mettre en œuvre dans les nouveaux jardins du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye. L’article présente ces documents, qui sont transcrits en appendice, éclaire leur contexte historique et dégage ce qu’ils révèlent sur l’œuvre de Jean Bologne, sur les relations diplomatiques entre Florence et la France, sur le comportement et les goûts d’Henri IV et de son entourage, soigneusement notés dans les dépêches des agents florentins à Paris.

Les bronzes envoyés de Florence à Saint-Germain-en-Laye, la Vénus de 1597 et les dernières œuvres de Jean Bologne, par Alexander Rudigier

Des six bronzes de Jean Bologne offerts à Henri IV (voir l’article précédent), trois semblent avoir survécu : le Mercure (Paris, Louvre), dont l’exécution est ici attribuée à son disciple Hans Reichle ; le Triton (New York, Metropolitan Museum), que l’analyse révèle comme une œuvre autographe ; une Vénus encore inédite (collection privée), récemment découverte en France et qui proviendrait du château de Louis Hesselin, collectionneur proche du roi Louis XIII ; seule statue de bronze du maître découverte à l’époque moderne, elle constitue le cœur de cette étude. Elle reprend le type d’une statue de marbre antérieure connue comme Bethsabée (Los Angeles, Getty Museum) mais s’en distingue par des différences d’attitude et de traitement qui interdisent de la croire issue d’un moulage. Des comparaisons très précises avec d’autres ouvrages de Jean Bologne imposent au contraire d’y voir une réélaboration originale, autographe du sculpteur. Elle est datée de 1597 et signée d’un fondeur allemand, Gerhard Meyer, dont la carrière est esquissée et qui dut être actif à Florence à cette date ; le sens de cette double inscription est éclairé par l’étude des pratiques des fondeurs, une anomalie dans la graphie du millésime par les analyses de laboratoire. Ces trois identifications amènent à une réévaluation générale de l’œuvre tardive de Jean Bologne, considérée en fonction des commandes auxquelles il fut faire face, de son habitude de retravailler sur des modèles d’ouvrages antérieurs qu’il avait conservés, et aussi de la mode du temps. Il en résulte une nouvelle vision de son art, qui montre que son style ne suit pas une évolution régulière, ce qui interdit de dater ses sculptures sur la base de l’analyse stylistique. Une note complémentaire est consacrée au non finito dans la sculpture florentine, un procédé inventé par Donatello, négligé après lui, remis en valeur par Vasari au moment où Jean Bologne arrivait à Florence, en même temps qu’émergeait le concept de disegno, suivant lequel l’ébauche modelée était considérée comme l’expression de l’inspiration divine de l’artiste : le sculpteur en fit usage dans ses sculptures de bronze et en particulier dans la Vénus de 1597.

English Summaries

(traduction des auteurs)

The presents sent by Ferdinando I de’ Medici to Henri IV for his gardens in Saint-Germain-en-Laye, by Blanca Truyols

Recently discovered documents in the State Archives of Florence reveal that six large bronzes by Giambologna were sent to France, garden or grotto sculptures, offered by grand-duke Ferdinando I de’ Medici to the King of France, Henri IV. These were sent in three separate shipments, two at a time, between 1598 and 1600. This extraordinary gift was part of a grandiose diplomatic present which comprised all the elements of a Mannerist garden, namely other sculptures (contemporary and antique), as well a hydraulic automaton, and all sorts of materials for the decoration of grottoes (crystals, rare stones, shell, mother of pearl), as well citrus trees and seeds or bulbs of rare flowers. The grand-duke included in turn the services of Tommaso Francini, his hydraulic engineer, creator of the wonders of Pratolino, so that he would build and assemble all in the new gardens being built in the Château-Neuf in Saint-Germain-en-Laye. The article presents the documents, which are transcribed in an appendix, discusses their historical context and the significance of what they reveal about the œuvre of Giambologna, the diplomatic exchanges between Tuscany and France, and the behaviour and the taste of Henri IV and his court, so judiciously annotated in the dispatches of the Florentines in Paris.

The bronzes sent from Florence to Saint-Germain-en-Laye, the Venus of 1597 and the late œuvre of Giambologna, by Alexander Rudigier

From the six bronzes by Giambologna given to King Henri IV (see previous article of Blanca Truyols), three appear to have survived : the Mercury (Louvre, Paris), the execution of which is here attributed to Giambologna’s pupil Hans Reichle ; the Triton (Metropolitan Museum, New York), the analysis of which reveals that it is an autograph piece ; and an unpublished Venus (private collection), recently discovered in France, which would come from the château of Louis Hesselin, a collector who was close to Louis XIII. The latter is the only bronze sculpture by the master ever rediscovered, and it is at the centre of this study. It revisits the type of an earlier marble sculpture known as Bathsheba (Getty Museum, Los Angeles), from which it nonetheless differs in the posture as well as its treatment, which preclude the possibility that it could have been an aftercast. On the contrary, very precise comparisons with other works by Giambologna compel to its appreciation as an original re-elaboration, autograph of the artist. It is dated 1597 and signed by a German founder, Gerhard Meyer, whose career is outlined and who would have been active in Florence at the time ; the meaning of this double inscription is clarified by a discussion of the practices of founders, an anomaly in the writing of the year by technical analysis. These three identifications lead to a re-evaluation of the late œuvre of Giambologna, considered in terms of the commissions which he had to bring forth, of his habit of re-working on earlier models of his previous sculptures which he had kept, as well as on the fashion of his time. This results in a new vision of his art, which demonstrates that his style does not follow a regular evolution, which then precludes the possibility of dating his sculptures on the grounds of stylistic analysis. A complementary note is devoted to the non finito in Florentine sculpture, the great innovation of Donatello, which was neglected after him, then brought to the fore again by Vasari at the time when Giambologna arrived in Florence. Simultaneously, the notion of disegno was emerging, according to which the sketches (large and small) of sculptors were perceived as the expression of the divine inspiration of the artist : Giambologna applied it in his bronze sculptures and in particular in the Venus of 1597.

Deutsche Zusammenfassung

(traduction d’Alexander Rudigier)

Die Geschenke Ferdinands I. de´ Medici an Heinrich IV. für dessen Gärten in Saint-Germain-en-Laye, von Blanca Truyols

Im Florentiner Staatsarchiv neu entdeckte Dokumente enthüllen die Verschickung von sechs großen Bronzen Giambolognas nach Frankreich, sämtlich Garten- oder Grottenfiguren, als Geschenk des Großherzogs Ferdinand I. an Heinrich IV. Sie erfolgte zwischen 1598 und 1600 in drei getrennten Lieferungen mit je zwei Figuren. Diese Figuren waren der kostbarste Bestandteil eines höchst umfangreichen diplomatischen Geschenks, das alle Elemente eines manieristischen Gartens umfasste, sprich weitere Skulpturen (antike wie moderne), einen wasserbetriebenen Automaten, jedwede Sorte Material, das der Ausschmückung von Grotten diente (Bergkristall, seltene Gesteine, Muscheln, Perlmutt), wie auch Zitruspflanzen sowie Saatgut und Zwiebeln seltener Blumensorten. Der Großherzog entsandte zudem seinen Wasseringenieur Tommaso Francini, den Schöpfer der Wunderwerke von Pratolino, der alles in den neu entstehenden Gärten von Saint-Germain-en-Laye aufzustellen und einzurichten vermochte. Der Beitrag stellt diese Dokumente vor, deren Wortlaut in seinem Anhang veröffentlicht ist, und erläutert ihren historischen Kontext. Er arbeitet zudem heraus, inwiefern sie Aufschluss geben über das Werk Giambolognas, über die damaligen diplomatischen Beziehungen zwischen Toskana und Frankreich, und, wie in den Berichten der florentinischen Agenten in Paris genau geschildert, das Verhalten und den Geschmack Heinrichs IV. und seines Gefolges.

Giambolognas Bronzen für Saint-Germain-en-Laye, seine Venus von 1597 und sein Spätwerk, von Alexander Rudigier

Von den sechs Bronzen Giambolognas, die Heinrich IV. zum Geschenk erhielt (siehe den vorhergehenden Beitrag von Blanca Truyols) scheinen drei überlebt zu haben : der Merkur (Paris, Louvre), dessen Ausführung hier seinem Schüler Hans Reichle zugeschrieben wird ; der Triton (New York, Metropolitan Museum), den die Untersuchung als sein eigenhändiges Werk erweist ; eine bislang unbekannte Venus (Privatsammlung), die jüngst in Frankreich wiederentdeckt wurde und aus dem Schloss Louis Hesselins stammen dürfte, eines Kunstsammlers, der König Ludwig XIII. nahestand. Als einzige jemals wiederentdeckte Bronzestatue des Meisters steht sie im Zentrum dieser Studie. Im Typ ist sie die Wiederholung einer früheren Marmorstatue, der sog. Bathseba (Los Angeles, Getty Museum), von der sie sich aber durch eine veränderte Haltung und die Art ihrer Ausführung unterscheidet, was die Möglichkeit eines Abgusses ausschließt. Sehr genaue Vergleiche mit anderen Werken Giambolognas zwingen hingegen dazu, in ihr ein Original des Künstlers zu sehen, eine eigenhändige Zweitfassung. Sie ist 1597 datiert und von einem deutschen Gießer, Gerhardt Meyer, signiert, dessen Laufbahn hier umrissen wird, und der zu dieser Zeit in Florenz tätig gewesen sein muss. Der Sinn der zweigeteilten Inschrift lässt sich durch eine Studie des damaligen Gusswesens erhellen, eine Abweichung in der Schreibweise der Jahreszahl dank technischer Untersuchungen. Die Zuordnung dieser drei Figuren führt zu einer allgemeinen Neubewertung des Spätwerks Giambolognas, das hinsichtlich seiner vom Auftraggeber vorgegebenen Aufgabenstellungen, seiner Praxis, frühere Schöpfungen, deren Modelle er aufbewahrte, weiterzuentwickeln wie auch der Mode seiner Zeit betrachtet wird. Es ergibt sich ein neues Bild von seiner Kunst, das zeigt, dass sein Stil keiner kontinuierlichen Entwicklung folgt, weshalb es auch unmöglich ist, seine Skulpturen stilistisch zu datieren. Ein Exkurs ist dem non finito in der Florentiner Skulptur gewidmet, einem von Donatello erfundenen Gestaltungsmittel. Nach ihm weitgehend in Vergessenheit geraten, wurde es von Vasari zu neuer Wertschätzung gebracht, gerade zum Zeitpunkt von Giambolognas Eintreffen in Florenz. Gleichzeitig kam damals der Disegno-Diskurs auf, demnach der bildhauerische Entwurf als spontane Übertragung der göttlichen Inspiration des Künstlers galt : Giambologna setzte dieses Gedankengut in seinen Bronzeskulpturen um, insbesondere in der Venus von 1597.

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